FIV 3 #5 TEC 6 #1 – Le retour aux protocoles

Suite à la ponction de FIV 3 et son résultat qui nous a fait le plein d’espoir, on attendait une consultation au centre pour avoir un bilan et préparer le TEC à venir.

Par contre, encore une fois, mon docteur Cool n’était pas là pour nous voir. Je ne sais plus combien de fois ça s’est reproduit… C’est donc une interne qui nous reçoit. Elle avait bien étudié notre dossier et ça sentait les consignes de Docteur Cool, donc, tout va bien.

Biopsie de l’endomètre réalisé au même temps que la ponction : clean ! Youpi ! C’est vrai que je n’avais jamais fait cet examen, même pas après les deux curetages en mars/avril 2018, et j’appréhendais un peu le résultat. Une étape de plus de franchit.

On lance donc le protocole TEC habituel, pareil comme pour les autres… Sauf que, on va tenter le double jackpot. Nous allons transférer deux embryons. Même pas peur!

Mes règles doivent débarquer dans quelques jours et on attaque avec le Provames et l’Aspegic que s’ajoutent aux permanents Fertifol et au Gynefam.

TEC 6 – Starting block !
Montagne Russe, j’arrive !

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PS: Je n’ai jamais trop aimé les Montagnes Russes, en fait…

Beijinhos ❤

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Retour sur mon weekend à risque

(ça parle bébé) Ça s’est bien passé. Un léger pincement au cœur les premiers instants et cet instinct de refuser tout contact plus direct avec la petite mais l’amour de mes deux neveux plus âgés m’a sauvé. Quelques heures plus tard je me suis retrouvée avec elle dans mes bras. Et en fin d’après-midi je lui ai donné son biberon… Elle est restée calme et sereine. J’ai eu du mal à m’endormir la première nuit, elle a pleuré vers 03h et vers 06h et j’ai entendu mon frère s’en occuper. Le temps a joué à ma faveur. Au deuxième jour, c’est moi qui proposais de l’aide pour la tenir un peu. Encore un biberon. Ce weekend était une épreuve. Mais je suis fière de moi. J’ai su que mon cœur n’est pas encore totalement gelé par l’infertilité. Merci de vos encouragements.

Beijinhos  ❤

Un weekend à risque

Ma troisième nièce est née il n’y a même pas un mois. J’aime mes neveux profondément et ils me manquent souvent. La plus grande a 9 ans. Je l’ai vu grandir et j’ai accompagné toute son existence jusqu’à ses 4 ans. Après je suis venue en France et, depuis, la distance joue son rôle incontournable. Elle sera toujours ma préférée, je n’y peux rien. Le deuxième, un garçon, est né après mon départ. Il a 6 ans maintenait et la relation n’a jamais été si aussi forte.

La petite est née en janvier. Et je vais aller les voir ce weekend. À la base je voulais attendre quelques mois. Mais après, cette envie de voir le bonheur de mon frère et les petits était plus forte que moi. Donc, j’y vais. Quitte à avaler mes pleurs, affronter le sujet, jouer la tata, donner un biberon, changer une couche ou écouter des pleurs toute la nuit…

Mon frère et ma belle-sœur fêtent ses 39 ans cette année. Quand mon frère m’a annoncé qu’ils attendaient le troisième, je sais qu’il a choisi ses mots. En plus j’étais en plein protocole TEC 4. Il a fait attention. Il a pensé à moi. Et il l’a bien fait. Je n’ai pas pleuré. Au moins pas de suite. Et il m’a raconté…

Voilà un peu comment les fertiles en parlent : « Bon, on s’était dit qu’on arrivait à notre âge « limite » et qu’on allait essayer le troisième sans trop y penser. Si ça venait, super ! Mais sinon, on n’allait pas trop s’inquiéter non plus. Et voilà, c’est fait… On a la T1 cette semaine. Et vous, ça avance ? Comment ça se passe ? »

J’avais presque oublié que faire un bébé était si facile.

Le pire était par rapport à mes parents. Surtout mon père, qui a du mal à verbaliser les choses, et s’est livré par message à la naissance de la petite : « Bon, un nouveau membre de la famille est arrivé, et je suis si heureux mais je suis sûr qu’un jour je prendrai un enfant à toi dans mes bras, ce qu’on désire tellement. Restez confiants et calmes, j’y crois ». Là, j’ai craqué. Et même encore, quand je relis ses mots, les larmes reviennent.

Tout ça pour vous dire que je suis folle. J’ai quand même réussi à acheter quelques cadeaux (non sans un peu de larmes) et là je vais directe dans la gueule du loup pour 2 jours et 2 nuits (chez eux). Souhaitez-moi bonne chance. Et force.

Beijinhos ❤

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Chère future moi

Je viens de trouver un site très curieux.
Je ne sais pas si vous connaissez…

Ça s’appelle Dear Future Me, c’est un site en anglais mais peut-être qu’il existe une version française. En tout cas, même si vous ne maîtrisez pas l’anglais, ce n’est pas compliqué d’utiliser.

Le principe est très simple: vous écrivez une lettre à vous même et elle vous sera envoyée par email dans quelques années. Vous pouvez choisir une date précise ou, genre, dans 1 an, 5 ans, 10 ans, voir plus…

Nous pouvons pas savoir si ça va fonctionner, si nous aurons la même adresse email dans le future, mais ça vaut le coup de tenter.

Je vais écrire une lettre à ma chère future moi, dans 5 ans.
J’aurai 39.

Le vous le laisse ici:

https://www.futureme.org

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La PMA nuit à l’amitié

Au bout de presque 5 ans de mariage (4 ans sans contraception) je sais que les gens que nous connaissent ne me vont plus embêter avec les questions classiques par rapport à avoir des enfants. Ils ont « compris ». C’est bon. Il n’y plus de risque autour de nous, sauf qu’on fait des nouvelles rencontres mais dans mon contexte professionnel c’est rare, donc, tout va bien.

Le pire ce sont mes amitiés. Mes amies. Celle que je connais depuis le lycée/univ et qui restent mes vraies amies avec qui j’ai vécu toute ma jeunesse, toutes les histoires et aventures. Celles avec qui j’ai tout partagé. Celles que je connais tellement bien que je peux deviner ce qu’elles fabriquent. Même en étant physiquement loin de la plupart d’entre d’elles.

Il y 3 filles en particulier que, par la proximité que nous avions et le contexte, ont était touchés par mon parcours PMA. Et peut-être de façon irréversible.

Une est tombée enceinte avant ma PMA. Elle a accouché quand j’ai eu mon diagnostic. Ce n’était pas très dur car à l’époque je n’avais pas la notion de ce que m’attendait… Le pire était après. Pendant que je découvrais la vie d’infertile elle me bombardait de photos de son bébé, les premiers pas, les premiers mots, son premier anniversaire… Jusqu’à que j’aie l’opportunité de lui dire que ça me blessait un peu. Depuis, c’est presque un sujet tabou. On parle peu de son petit. On parle peu de ma situation. Je n’ai pas forcément envie d’en parler à cause de ses remarques déplacées (du genre d’aller voir un astrologue, qu’il y quelqu’un de chez quelqu’un qui a eu un bébé de façon naturelle après beaucoup de traitements, ou du genre de partir en vacances et de ne pas y penser… enfin, vous connaissez le style). Depuis un moment elle ne me pose plus de questions. Maintenant nos conversations sont souvent floues est superficielles.  Résultat : notre amitié n’est plus la même.

La deuxième. J’ai deviné qu’elle était enceinte car elle m’évitait depuis des semaines.  Mariée un août et enceinte de suite, le bébé est né avant son premier anniversaire de mariage. Elle accompagnait tellement mon parcours qu’elle n’osait me dire qu’elle avait réussi… Je n’arrive pas à imaginer ce que c’est d’être de l’autre côté. Je l’ai vu que deux fois pendant sa grossesse : quand elle me l’a dit et nous avions pleuré ensemble et une autre fois où, clairement, elle faisait tout pour changer de sujet et même cacher son ventre… Le bébé est né. Et je n’ai pas pu encore aller le voir… On reste amies, on a discuté de ces mois de silence et d’absence, on se comprend. Mais, le résultat ? Notre amitié n’est plus la même.

La troisième. Je suis encore en train de digérer ce que s’est passé. Mariée en octobre dernier, elle m’a dit qu’elle avait arrêté la pilule de suite et qu’elle avait peur (par influence de mon histoire). Elle paniquait d’avance pour rien. Elle est comme ça. Je l’ai calmé en lui disant de ne pas stresser (ce qu’est un bon conseil en cycle 2)… Les fêtes sont passées, quelques messages par-ci-par là, quelques longues conversations habituelles au téléphone et là… Bim ! Elle annonce qu’elle est enceinte de 12 semaines sur un groupe commun de WhatsApp. 12 semaines… déjà. Je la connais tellement bien que je sais que c’était stratégique car la plupart des autres filles du groupe étaient déjà au courant mais elle l’annonçait comme si c’était nouveau pour toutes… Elle a eu peur de m’en parler. C’est clair. Si je n’étais pas en PMA, elle me l’aurait dit presque dès son retard de règles… Vous voyez ce que je veux dire ? Ce n’est pas normal. Et je suis triste. Pas vraiment à cause de l’annonce, je l’attendais en tout cas et je suis profondément heureuse pour elle ! BIEN SÛR ! Mais je pense que je méritais un petit peu plus de sensibilité… Elle a eu peur de m’en parler et au final est m’a blessée encore plus. Résultat : je pense que notre amitié va beaucoup souffrir entre ma PMA et de sa grossesse. Et, comme pour les autres, ça ne sera plus la même chose. Peut-être irréversiblement.

Pour être complément honnête, ce n’est pas vraiment une question de jalousie. Un peu, oui, mais ce n’est ça pas ma première pensée. Ce sont des personnes que j’aime profondément et qu’étaient essentiels dans ma vie. Je suis heureuse pour elles, profondément heureuse qu’elles n’aient pas besoin de passer par ici pour y arriver. Ce que je ressens c’est cette injustice. Cette vie qui avance pour tous sauf pour nous. Ça me rappelle que je suis en PMA et que je n’ai pas d’enfants. Ça me rappelle que mon ventre est vide, que le temps passe et que je suis toujours au même endroit, à quai, depuis presque 4 ans.

Attendre notre train (1)

Je partage tout ça avec vous à cœur ouvert. Car je crois que la PMA change notre vie profondément. Et on parle peu de ses effets collatéraux.

Je profite et je pose ça là, c’est plus léger en tout cas 🙂

https://www.fiv.fr/8-choses-femmes-infertiles-aimeraient-dire-aux-mamans-fiv-pma/

 

Beijinhos ❤

FIV 3 #4 – Le plus beau cadeau d’anniversaire

Jeudi… vendredi… samedi… Les jours défilaient et toujours pas de nouvelles du Labo depuis la ponction, lundi dernier. Si l’arrivée de mes 34 ans était déjà assez angoissante, le faite de ne pas avoir les réponses de cette FIV 3, me rendait encore plus triste. Un seul sentiment envahissait mes pensées : « Et merde, 34 ans, et je suis toujours là, à quai. Pas avant mes 35, du coup… » Impossible d’échapper à cette réalité et, au réveil, ce dimanche, la journée s’annonçait un peu gâchait par mon état si peu lumineux.

Mais tout a changé. Vers 10h00 je me rends compte que j’ai raté un appel du centre ! « Oh putain, ils m’ont appelé le dimanche !?» J’essaye de rappeler mais je tombe, bien sûr, sur le standard de l’Hôpital…
– « Non, Madame, le service est fermé, il n’y a personne… »
– « Mais je viens d’avoir un appel de leur part, j’attends des nouvelles importantes… »
– « Non Madame, le service PMA est fermé… »
– « Mais, avez-vous une ligne directe pour que je puisse les rappeler ? Les biologistes sont au laboratoire, il doit y avoir un moyen de transférer l’appel… »
– « Madame, je vous dis que le service est fermé ! »

TUUUT… TUUUT… TUUUUUT…

Pfffff…. J’essaie les deux lignes directes que j’ai pour les infirmières et sages-femmes du centre. Personne. C’est normal. Je pose mon téléphone. Et là, mon application de Messagerie Vocal me donne une alerte de notification ! Oh la la !

« Madame DS, ici le laboratoire de PMA, c’était pour vous informer qu’on avait pu congeler… Attendez… 1, 2, 3…. 6 embryons! Je répète, on a pu congeler 6 embryons. Voilà, bonne journée, au revoir. »

Je craque, je pleure, je suis sous un nuage. Incroyable. J’ai du mal à y croire. 6 embryons (normalement des blastos, à confirmer), congelés de 12 ovocytes ponctionnés! Je suis tellement heureuse… Merci, merci ! Merci mon Dr. Cool, merci les infirmières qu’ont pris soin de moi au réveil, merci les biologistes! Merci. C’est vraiment le plus beau cadeau possible pour mes 34 ans.

Merci à vous toutes aussi de vos messages d’espoir et positivité. Vous m’aidez vraiment beaucoup à y croire quand j’ai des moments trop négatifs… Merci ! Vous êtes incroyables !

À bientôt pour le transfert (double, je m’en fous, on y va !)

Beijinhos !

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FIV 3 #4 – Une douce Ponction

«Madame DS, ça sera la première ponction de l’année, hein ? Ça peut que vous porter chance, allez courage ! » C’étaient les derniers mots de l’infirmière I. au téléphone, samedi, pour m’annoncer que la ponction serait lundi, à 07h00. La première de l’année au centre, la première de la décennie.

Par peur des bouchons, de la grève et de la rentrée, nous sommes partis tellement tôt qu’à 6h20 j’étais déjà assise à l’entrée, en attendant l’ouverture du centre. Si tôt dedans, à 07h20 nous passons à la salle d’attente des ponctions et là, directe à la préparation. Zéro attente. Petit bisou à Monsieur. On y va. Je me sens fatigué mais ça va.

Je me prépare en quelques secondes, perfusion en place, antidouleurs avalés et j’ai quelques minutes pour me poser. Une autre infirmière met une playlist de Seu Jorge et ça me fait un bien fou. Rien à voir avec FIV1 et mes pleurs incontrôlables avant la ponction… C’est incroyable comment tout a changé. Je suis tellement trop à l’aise ici… Vers 08h00 je passe au bloc et là, surprise ! C’est mon Docteur Cool qui est là et qui fera ma ponction. Je suis vraiment contente. L’infirmière I. est là aussi ! Je me sens tellement bien entouré… « Madame, je vous assure que je vais faire que ça soit le plus confortable possible pour vous… » Merci Docteur! Il y, au moins, 5 ou 6 personnes dans la salle mais je me sens bien, je souris, limite je rigole…

Au réveil (encore à la même place que pour les deux autres ponctions) je remarque de suite que je n’ai pas si mal que ça… Pas comme pour les autres fois.

12 ovocytes. Je ne voulais pas y croire, j’ai même dû demander à nouveau.

12 ? Comment ça, que 12 ? Le chiffre résonne dans ma tête, et les larmes reviennent. Elles essayent de me dire que c’est très bien. Si je rationalise, je sais que oui. Mais instantanément j’ai vraiment du mal à me réjouir de ce résultat.

21 pour FIV 1, 27 pour FIV 2… 12 pour FIV 3!

Le réveil était tellement léger, (pas de douleurs ou saignements) qu’à 09h00 je suis déjà avec Monsieur en attendant l’ordre pour partir.

Pourquoi que 12 ? Il y avait beaucoup plus pendant les contrôles. Et les dosages étaient même plus élevés que pour FIV2… Pour rappel, mon diagnostique est RAS, Monsieur est OATS. Je ne comprends pas. Est-ce que Docteur Cool a vu de suite ceux que n’étaient pas mûres et n’a pas voulu trop massacrer mes ovaires ? C’est la seule hypothèse logique pour moi mais, en réalité, je n’en sais rien.

Je sais juste que, en effet, le réveil de cette ponction était beaucoup plus doux que pour les autres… Ponctionner 27 ovocytes  ne doit pas avoir les mêmes conséquences que ponctionner 12, n’est-ce pas ?

En tout cas, nous partons sans les réponses, avec les indications habituelles de Freeze All et un rdv dans 1 mois. Ah, la bonne nouvelle est qu’ils m’ont prélevé du tissu de l’endomètre pour faire une biopsie avant le transfert! Un examen que je n’ai jamais fait, ni après les curetages… Ça me rassure!

Mais, pour le moment, il va falloir attendre. Le labo nous communiquera les résultats de la fécondation dans quelques jours. Pas d’autres infos en attendant. Ils nous diront uniquement quand tout sera congelé. L’angoisse de ne rien pouvoir faire. Transfert à prévoir en mars… Ou, comment faire écrouler le premier trimestre de l’année 2020.

Beijinhos ❤