Point Tabac J+14

Aucune cigarette depuis 13 jours et demi. Putain.

J’ai cette sensation bête de que c’était quand même pas si difficile que ça. Mais ce n’est pas de tout gagné. J’ai souvent envie, j’y pense tous les temps et je me dis souvent qu’une ne me ferais pas si mal. Mais je fouis. J’évite les situations à risque. J’ai trop envie.

Par contre, je pense être en train de prendre du poids. Je mange largement plus. Et Monsieur est en déplacement quelques jours le semaines à venir… Ça vas être dur.

Rappelez-moi des bienfaits, svp…?

Moi et mes clopes (encore)

Point Tabac J+8 = 0 cigarettes

Ça fait trois ans que je ne prends plus la pilule. Et ça fait 15 ans que je fume. Beaucoup avant. Moins ces derniers temps.

Mon histoire avec le tabac est longue. Je ne suis pas une fumeuse « social ». Je n’ai « besoin » personne pour avoir envie de fumer, c’est plutôt le contraire. Je fume plus, j’ai plus d’envie, quand je suis seule.

J’ai essayé quelques fois, parfois assez facilement, mais je retombe assez facilement aussi. Et j’avoue que je n’avais pas vraiment la motivation pour. J’ai complètement arrêté pendant le protocole FIV et TEC 1. J’ai repris direct en sortant du bloc après le curetage (j’ai demandé une cigarette à infirmière…) Pour TEC 2 c’était plus difficile de tout arrêter et pour TEC 3 encore pire.

Je me réfugie toujours psychologiquement dans la logique bête de « la cause de l’infertilité n’est en moi, ce n’est qu’un ou deux cigarettes, ce n’est pas si grave, ce sont des lights, il y plein de fumeuses qui tombent enceinte, merde!». Et je continue. C’est souvent plus fort que moi. Et je trouve toujours un moyen ou une excuse pour fumer.

Mais là, je fais l’effort de vraiment arrêter et non seulement réduire à 1 ou 2 par jour en attendant le protocole (si je fume sans penser je peux fumer 10 tranquillement).

Là ça fait précisément 8 jours que je fume plus. J’ai fumé le dernier de mon paquet jeudi le 4 avril fin d’après-midi en sortant du travail. Je n’ai plus de clopes. Je n’ai pas de fumeurs autour de moi, ni à la maison, ni des amies, ni au travail. Personne.

J’ai eu un tabacologue au téléphone. Ça aide mais bof… Je prends des gommes pour compenser le manque de nicotine. Et j’essaie de tenir bon. Pas facile. Quelques piques de stress me donnent envie de suite. Les moments seule aussi. Je pense trop souvent à ça dans la journée, et c’est une de mes premières pensées au réveil.

Est-ce qu’il y a des ex-fumeuses par ici ?

Ma question est simple : ces envies disparaissent quand !?

En tout cas je suis sure de quelque chose : je ne peux pas tenir plusieurs combats au même temps. Un protocole, essayer de maigrir, me mettre au sport, mieux manger, ne plus fumer… Bon. C’est mort. Du coup là je me bats pour le tabac. Et je ne peux pas me peser entre temps car je vais prendre du poids, je vais avoir peur de ça et je vais reprendre de suite… je me connais.

Du coup, en attendant le protocole TEC 4 probablement en juin, je m’attaque à ça.
À fond.
Enfin, je crois.

Help ! Comment se motiver ?

Hors PMA – Besoin de votre opinion

Mes guerrières,

Je vous écris car j’ai besoin de connaitre votre opinion à fin de mieux analyser le chemin à suivre.

Alors, pour faire bref : vous pensez quoi de ma façon d’écrire ? C’est-à-dire, est-ce que j’écris correctement au niveau grammatical, de syntaxe et par rapport à des expressions… ?

Est-ce que vous sentez, est-ce que vous remarquez facilement que je suis étrangère ? Que le français n’est pas ma langue maternelle ? Est-ce que il y a des phrases « bizarres » ou des formes d’expression « à côte » ? Genre, je me fais comprendre, mais ce n’est pas exactement comme ça qu’on dit, ce n’est pas vraiment correct… ?

Pourquoi je vous pose cette question ?

Alors, en fait, je cherche à changer d’emploi. J’ai une Licence en Communication, mais en France je n’ai jamais eu le courage de postuler dans mon domaine… à cause de la langue. En 2013 je ne parlais pas, je n’écrivais pas en français. Là, en 2019, je pense que je me débrouille pas mal. Mais je me suis convaincue que ma façon et d’écrire en français n’est pas vraiment correcte, donc, pas suffisante pour travailler dans la communication. Pour écrire des articles, des reportages, des contenus de tout genre… Rédactrice ou chargée de communication.

Vous-en pensez quoi ? Sur une escale échelle de 1-5 ?

1 – Pas vraiment bien. Il y a beaucoup de fautes et c’est compliqué de déchiffrer tes phrases.

2 – Ça passe. Mais ça demande un effort supplémentaire pour comprendre et souvent il n’y a pas de sens, même si on comprend tes articles.

3 – Efficace mais sans plus. Pas parfait mais pas horrible non plus. Pas assez bien pour en faire un métier.

4 – Il y a quelques défauts dans l’structure. Quelque chose qui « cloche », qui nous demande de relire parfois. Pas parfait mais presque.

5 – Parfait ! Comment ça tu n’es pas française !?! 🙂

Je vous laisse naviguer sur le blog à la recherche d’erreurs et pour que vous puissiez former votre idée. Votre opinion peut être vraiment très importante pour moi en ce moment. MERCI !

Je vous embrasse !

PS : Ce texte a été écrit sans correcteur de syntaxe, uniquement d’orthographe.

Beijinhos ❤

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Love&Hate

Merci d’abord pour la flèche chère BOMA. Ça m’a pris du temps ! Et je n’ai pas réussi à trouver 10 thèmes.

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C’est drôle de lire vos articles mais aussi défiant de se poser et de réfléchir à 10 choses qu’on déteste et 10 choses qu’on aime. Je vais éviter les grands sujets car on pourrait écrire des livres sur les causes que nous tiennent à cœur. La guerre, la famine, l’injustice, le mensonge, le jugement, le sexisme, le racisme, l’homophobie…

Je vais essayer de faire simple. Alors, on y va !

HATE

  1. Je n’aime pas « l’argent ». Mdr. C’est-à-dire, l’importance qu’on donne à l’argent dans la vie. Le faite que le monde se bat pour de l’argent. Le faite que ça peut détruire des amitiés et des familles. Le faite que notre bonheur en dépend tellement parfois. Je n’aime pas les sujets liés à l’argent en général: économie, banque, finances, comptabilité et je suis vraiment, mais vraiment, nulle en calcul.
  2. Je n’aime pas le jus d’orange. Sauf si c’est du vrai jus d’orange pressé, naturellement sucré parce que les oranges étaient mures. Sinon, tout le reste, bleergh !
  3. Je n’aime pas les siestes. Si je dors en journée pour un peu de temps, je me réveille avec une humeur infernale et je gâche toute une longue et belle nuit de sommeil profond. Je peux être extrêmement fatiguée mais je dors que la nuit et que sur le lit.
  4. Je n’aime pas me sentir contrôlée ou observée. Par personne. Exemples : Si je sais que l’agent d’accueil là où je travaille analyse si je suis en retard souvent (quand je dois des justifications que à mon responsable et à personne d’autre). Si ma belle-mère passe devant la maison (elle habite pas loin de chez nous) pour essayer de savoir si on avait sorti pour manger au resto le soir. Si je pars avec ma mère au coiffeur du coin et je me rends compte que tout le monde connait (un peu trop) ma vie. Si je suis présenté à quelqu’un par mon mari et cette personne dit : « ah, oui, je vous connais, j’avais vu les photos de votre mariage… » Ah bah, j’avoue, ça m’énerve. J’aime les réseaux sociaux mais elles sont bloqués et les posts sont réservés aux personnes que j’accepte, de base, uniquement des gens que je connais. Je ne supporte pas savoir que des inconnus connaissent mon visage ou sachent où je vis, où je travaille… (Dommage que mon mari n’a pas la même notion de réserve sur internet).
  5. Je n’aime pas voir mes ongles sans vernis. Si pour les mains 3-4 jours sans vernis couleur c’est mon maximum, pour les pieds, entre la fin du printemps et début de l’autonome, c’est impossible de voir mes ongles sans du rouge dessus.
  6. Je n’aime pas sentir que je dépends de quelqu’un. Ou que je dois quelque chose à quelqu’un. A tous moments. Dans la vie, pour prendre des décisions, mais aussi aux petits choses du quotidien comme, par exemple, besoin que quelqu’un me rends un service ou m’accompagne quelque part… J’ai commencé à travailler à 17 ans en parallèle avec mes études sans avoir besoin et uniquement pour ne pas dépendre totalement de mes parents et pouvoir faire me trucs sans leur demander de l’argent. Je suis très indépendant. Même trop peut-être parfois. Et ça m’agace quand je sens que je peux perdre cette indépendance.
  7. Je n’aime pas cuisiner. Je le fais parce qu’il faut,  et je m’en sors pas trop mal si je m’applique, mais ce n’est jamais une partie de plaisir pour moi. Ni salé, ni sucré, ni pour deux ni pour dix. Bof. Par contre j’adore manger ! Ah ah !
  8. Je n’aime pas l’improvisation. J’ai besoin de m’organiser et de gérer ce que se passe autour de moi. J’ai besoin d’avoir un agenda, de noter les choses, de prévoir les choses, de savoir ce que je vais faire ce soir, demain, le weekend prochain, le mois prochain ou pour les vacances. J’aime les surprises mais j’ai du mal à me laisser porter.

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LOVE

  1. J’aime les œufs. De toutes les manières. Et le café. Bien fort et corsé. Et le pain chaud mal cuit. Avec du beurre salé. Mon rêve c’est de prendre un petit-déjeuner d’hôtel tous les jours.
  2. J’aime les nuits de pleine lune et je délire sous un ciel étoilé en campagne.
  3. J’aime lire. Surtout des romans et des biographies.
  4. J’aime le football. Genre, même si je suis seule, j’aime regarder les grands matchs de l’Euro, du Mondial ou de la League des Champions.
  5. J’aime nager. Être sous-l’eau. Mer, piscine, rivière, lac… Peu importe. J’ai appris à nager avec ma grand-mère j’avais 3-4 ans et j’ai fait aussi de la natation jusqu’à mes 13 ans. Je suis sûre que si je serais riche, un jour, j’aurai une piscine intérieure chez moi pour pouvoir nager tous les jours.
  6. J’aime profondément la mer. J’ai grandi au Portugal à quelques minutes de cet immense océan atlantique. Cet horizon bleu sans fin me manque. La mer, son odeur, le vent, le blanc de l’écume, les muettes, l’iode, le son des vagues… C’est mon antidépressif.
  7. J’aime la Musique. Et les concerts. Et les festivals. Et les grands spectacles. De tout genre (mais je suis très loin d’être une intellectuelle). Je peux écouter de la pop commercial sur la radio et vénérer Madonna mais écouter Cesária Évora et Edith Piaf toutes les semaines. Aussi du rock (du punk et du métal quand j’étais ado), du rap, du Fado lourd et traditionnel mais aussi du funk brésilien ou de la kizomba. J’adore Stromae autant que Smashing Pumpinks ou Marvin Gaye. Mes playlists les plus récentes sont autour de Conan Osiris, Angèle, Clara Luciani et Dino d’Santiago. À découvrir.
  8. J’aime la Mode. Pas la mode des célébrités, du marketing bête, de la consommation de masse, des mannequins trop maigres, et des instagrameuses sans contenu. J’aime La Mode. La couture. Les tissus. Les coupes. Les classiques. Les icones. Le dessin. La création. L’audace. Les influences. Les cycles. L’Histoire de la Mode. J’ai voulu être styliste mais je dessine terriblement mal et j’ai abandonné d’avance.
  9. J’aime écrire. Peut-être ça vous semble bizarre parce que j’imagine que mon français n’est pas génial. Mais c’est ma troisième langue. J’apprends les français, encore et toujours, depuis que je suis arrivée dans ce pays,  il y a 6 ans. Écrire était toujours mon petit don. En CE1 je ne faisais plus de fautes d’orthographe (en portugais, bien sûr) et je passais des heures à écrire avec mes mots les histoires que ma mère me lisait le soir. J’ai eu plusieurs « journaux intimes » sur lesquels j’ai raconté ma vie entre mes 11 et mes 18 ans. Je les garde précieusement. Depuis j’ai eu plusieurs blogs. Ce besoin d’écrire m’accompagne toujours.

 

Je tag Oria , Endolorie  et la Baleine en Montgolfiere !

Beijinhos ❤

 

D’ici à l’été

Vendredi dernier on a vu notre gynéco du centre, Dr. Faith. Rien ne me poussait à écrire tellement je n’ai pas de vraies nouvelles mais au final l’article de Lucienne m’a donné envie de le faire.

Car il faut attendre. C’est-à-dire, ne pouvoir rien faire (de plus).

Suite à notre TEC 3 négatif, il nous reste un tout dernier blasto J6 avant d’imaginer une autre FIV. Cause probable de l’échec de nidation ? Mon endomètre hypotrophique depuis le curetage de mars 2018.

Dr. Faith nous reçoit sans espoir. Je le sens. Il n’a vraiment rien d’exceptionnel à nous dire… «C’était peut-être à cause de l’endomètre mais aussi de l’embryon ou même du hasard… » Merci Docteur. C’est très réconfortant.

Du coup, il nous dit que la seule chose à faire maintenant c’est d’attendre encore quelques mois pour préparer ce TEC 4. Laisser passer 3 cycles, faire une échographie le cycle d’avant à J12-14 pour voir mon utérus au naturel, sans médication, et prévoir un protocole pour juin (soit tenter sur cycle naturel, soit médicalisé comme d’habitude). Et oui, que pour juin. Juin ! Le mois de l’été. Du soleil. Des jupes. De la Fête de la Musique. Ça m’inspire. Mais c’est si loin… Je commence à passer le cap. Je ne suis plus une pmette débutante. Je commence à saturer de tout. Je commence à ne plus supporter tout sort de lien avec des bébés en général. Je commence vraiment à en avoir marre. Le temps passe.

Autour de nous 2 bébés sont nés la semaine dernière. L’autre (qui nous a envoyé un faire-part chargé d’hypocrisie) a eu son bébé en mai dernier et elle est enceinte à nouveau… On encaisse. Notre couple tremble à chaque fois.

Je sors de la séance avec Dr. Faith avec une belle ordonnance : Acide Folique, Toco et Pentoxifylline. Je ne peux rien faire de plus.  Mais je vais essayer de profiter du printemps.

Je vous embrasse les guerrières.

Beijinhos ❤

L’angoisse de devoir abandonner

Nous sommes « jeunes », ou pas. Moi 33, Monsieur 31. Pas d’enfants. Il a un petit appart avec 2 chambres que nous habitons depuis notre rencontre en 2013. L’envie de fonder une famille nous accompagne depuis toujours. C’était toujours notre horizon. Avoir une grande maison fait aussi partie de ce cadre… Enfants, (deux au minimum, trois si possible) chien et jardin inclus. Rien d’originale.

Après notre mariage en 2015 on se préparait pour avoir notre premier enfant. Celui qu’occuperait la chambre vide. Et on était d’accord sur le fait de ne pas avoir besoin de déménager de suite. L’appart ferait l’affaire au moins pour les 2 premières années du petit…

Mais en 2017 notre vie a changé. Nous entrons en PMA. L’infertilité a basculé nos vies. Notre couple un peu aussi. Mais pas notre horizon. Le cadre est toujours là. Par contre nous sommes encore au même stade : petit appart avec une chambre en plus. Pas de bébé en vue.

N’empêche, nous regardons de temps en temps les maisons en vente dans le coin. Une mauvaise habitude au final parce que ça nous arrive d’y aller visiter « juste pour voir… » et de rentrer avec cette angoisse de savoir qu’on n’avancera pas.


Alors, il y a trois semaines, nous avons trouvé la maison. Putain. LA MAISON. Celle du cadre. Celle qui est à l’horizon. Parfaite à 85%. Pas de gros travaux, juste de la rénovation / déco / personnalisation. Trois chambres, possibilité d’en faire deux de plus. Séjour cathédral. De la lumière par tout. Et une bibliothèque-encastrée-sous-les poutres digne d’un film. La folie.

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(Image illustrative. Mais c’était presque ça)

Première visite : on confirme ce qu’on imaginait en regardant la façade. On aime. Deuxième visite… On se projette. Au même temps, j’attendais la prise de sang de notre TEC 3. Du quoi nous pousser à y croire et à avancer. Nous passons à la banque avec notre dossier hyper méga super complexe pour confirmer nos possibilités. De l’autre côté, l’agent immobilier insiste… Je ne comprends toujours pas comment ils pensent qu’on peut prendre la décision d’acheter une maison (et s’endenter pour des décennies) en quelques jours !

Je prends le plan original de la maison. Je le redessine avec un logiciel en ligne pour amateurs. Sur Pinterest je cherche comment rénover une cuisine avec un sol en terre cuite. J’achète le « Devenir Propriétaire pour les Nuls ». Notre horizon est là. On y va, on avance, on donne tout. Même pas peur ! Ah Ah !

Un soir, encore perturbée par l’échec de TEC 3 mais emballée par ce rêve d’avoir une maison de famille, je rentre du bureau quand Monsieur (en déplacement pro) m’appelle pour me dire que la banque avait donné son accord de principe. Il me demande de bien réfléchir à ce que je veux pour qu’on donne le feu vert à l’agent (car lui il était à fond, moi je suis plus consciencieuse dans ce genre de choses…).

Je pleure. Je luis dis que oui, oui plus que tout. Que c’est bon, que je n’aie plus peur. Qu’on va y arriver. Que nous ferons les efforts nécessaires. Qu’il n’y a pas de bons moments, que ce sont les opportunités qui font les bons choix… Je luis dis que suis prête. Je pleure.

Mais j’ai une condition. « Dans 10 ans maximum, si on reste sans enfants, on la vend et on change de vie. Cette maison fait partie d’un cadre. C’est un tout. Elle n’aura pas de vie si c’est que pour nous deux. Dans les pires de cas, si nous n’arrivons pas à être parents, je ne pourrais pas y vivre et être heureuse. Même si c’est la maison de nos rêves, elle n’est pas mon rêve à moi. M’y voir toute seule dans 10 ans serait mon pire cauchemar». Je pleure. Et il était d’accord avec moi.


Avant qu’il rentre, je prends l’initiative et j’appelle l’agent pour lui dire qu’on veut revoir la maison samedi. Monsieur me dit «Maintenant c’est toi qui es à fond et moi moins… » Sonnette d’alarme ! Comment ça ? Lui, celui que n’hésite jamais, quoi…

Il a reculé. Mes mots ont résonné dans sa tête pendant des jours. Ce serait un effort considérable pour nous niveau budget pour quelque chose dont, au final, nous n’avons pas besoin. Maintenant. Les premières années nous serions en train de payer juste le crédit en lui-même. Si on la vendait après, ça n’aurait servi à rien. Qu’à nous épuiser et à nous dégoutter…

Nous sommes d’accord. Pour une fois. Moi, la consciencieuse, je reviens à mon état normal. On abandonne. Avec cette angoisse et ce soulagement bizarre au même temps. Ce doute d’avoir fait le bon choix mais la certitude d’avoir mieux défini notre horizon. Nous restons où nous sommes :petit appart avec une chambre en plus. Pas de bébé en vue. Avec une nouvelle condition : ne plus voire des annonces de maison jusqu’au départ du bon train.

Beijinhos! ❤

C’est (juste) une question d’attentes

Nous arrivons bientôt à la marque de 3 ans sans contraception. J’avoue que, après avoir lu autant de cas et de parcours, dit comme ça, ça ne me semble pas beaucoup. Vous êtes nombreuses à galérer depuis beaucoup plus de temps que moi… Et je vous admire énormément.

Mais ça fait quand même un peu beaucoup trop déjà. Je ne pensais pas arriver là où je suis maintenant. Et ça, non parce que je n’avais pas de notions par rapport à la difficulté du parcours, mais parce que mes attentes étaient, très probablement, naïvement trop élevées.

Maintenant, à la suite de l’échec de notre troisième transfert, j’essaie de faire face à mes doutes car ce que je craignais le plus n’est pas loin d’arriver…

Il nous reste un seul embryon (un blasto J6) congelé. Un seul. Le dernier. L’unique guerrier que nous reste de notre première FIV. Eh oui, notre première FIV.

(J’imagine certaines d’entre vous en train de vous dire que je suis folle pour avoir cru que ça marcherait en FIV 1. C’est genre moi quand je me moque en peu des filles qui comptent en numéro de cycles d’essais…).

Mais le problème est là. C’est que je croyais profondément que ça allait marcher en FIV 1. Vraiment.

En fait, notre prise en charge au début était assez rapide. 18 mois d’essai. Diagnostic d’OATS en juillet, 1er RDV en PMA en septembre et première FIV en novembre. Comme ça. Plusieurs étapes typiques brûlées de suite et nous partons directs en ICSI. Nous étions un cas dit « simple ».

Et c’est là que mes attentes ont grimpé. Au moment où je me suis réveillée de la ponction et l’infirmière m’a dit : « Tout s’est bien passé, nous avons pu récupérer 21 ovocytes, reposez-vous maintenant. » À cet instant je me suis dit : « C’est bon. Ça va aller. Le plus difficile est fait. Même si plusieurs vont se perdre sur le chemin, au moins, pour un premier enfant, ça sera bon ». Et je me suis endormi avec cette certitude au fond de mon âme.

Et bah. Rien ne se passe jamais comme prévu, n’est-ce pas ?

De ces 21 ovocytes, 16 ont été fécondés. Super ! De ces 16, 4 ont survécu et ont été congelés en tant que super blastos à J5/6. Des chiffres rassurants, non ?

En réalité : 3 transferts, 1 grossesse, 1 cœur qui arrête de battre,  2 curetages et un endomètre hypotrophique plus tard, nous y sommes. À un pas de notre dernier transfert et, en cas d’échec, de repartir pour une nouvelle FIV. Repartir à zéro. Comme si le temps n’avait pas passé.

Ce que m’angoisse c’est que personne ne pourra me garantir que mon corps va répondre si bien comme pour la première fois. Personne ne peut m’assurer que « tout va bien se passer », que je vais avoir plein de ovocytes en bon état, que beaucoup seront fécondés et tout ça, tout ça… Personne ne pourra me rassurer en disant que toutes ses hormones de merde n’ont pas eu de conséquences sur moi. Personne ne pourra arrêter l’horloge de mon corps et le temps qui passe…

Je ne serais pas maman en 2019. Je ne serai pas maman avant mes 34 ans. Et ça, dit comme ça, ça me fait mal.

Merci de m’avoir lu. J’avoue, ce n’est pas trop la joie par ici en ce moment.

J’ai plein de choses à dire, à écrire. Je reviens vite.

Beijinhos ❤