Suis-je prête pour le TEC 3?

Je suis un peu loin du blog. Pas parce que je ne pense pas à la PMA. Ah non, celle-là, elle me suit toujours. Mais en réalité je n’ai pas grand-chose à dire au niveau du parcours depuis fin septembre… Je reste sur Insta avec d’autres pmettes (même si ça ne m’apporte pas grand-chose) et les jours filent…

Notre 2ème TEC, et l’échec de cet infime positif biochimique, semble ne pas avoir existé. C’est bizarre. D’un côté c’était dur. Et j’étais assez énervé, surtout à cause de cette posture: « Bon, bah, ce n’est pas parfait mais on va essayer » que nous a coûté ce beau J5. Mais de l’autre côté, rien n’est comparable à l’arrêt de grossesse à 11SA vécu en avril. Je regarde cette année de 2018 et je me vois avec ce bébé que devrais être là avec nous. Et cette image est très difficile à chasser

Tout ça pour vous dire: ce n’est pas la super forme par ici. Je me sens souvent triste, souvent seule, souvent en manque d’amour, de compréhension, d’attention. En manque de rêves, en manque d’objectifs, en manque de cette ligne à l’horizon qui nous fait lever le matin avec le sourire. Autant vous dire, je préfère ne pas écrire tous les jours sous le risque de paraître trop déprimée. Ce n’est pas le cas non plus mais je pense ne pas être si loin.

En plus, avec les fêtes c’est pire. Je suis loin de chez moi, de ma famille, de mes amies de toujours… Mes parents seront seuls pour Noel et ça m’angoisse beaucoup.

Après il a mes deux faiblesses qui me suivent plus intensément ces dernières semaines… Surtout car je ne sens pas la force de les combattre.

Le poids. Eh oui, je suis à mon maximum depuis toujours: 86Kg. C’est grave. Je le sais. Je ne connais pas mon poids stable et « normal ». Mais je connais mon idéal à moi, et en étant réaliste: 76-78 Kg pour me mettre dans un pantalon 40. C’est le poids que j’avais à mon mariage en août 2015. Et putain, elle est où la force et le courage de me battre pour maigrir? Je sens que j’ai besoin d’aide. Je le sais. Je connais les bonnes méthodes mais j’ai besoin d’être suivi pour réussir… Mais, j’avoue, je n’ai pas les moyens de me payer une diététicienne toutes les semaines. Du coup je me laisse aller au fil des semaines, avec la routine, le stress, la course de tous les jours… Et débuter une grossesse en surpoids ce n’est pas de tout une bonne idée… Ah non! J’imagine déjà la balance au-delà des 100Kg.

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Le tabac. Ma dépendance existe et est réelle. Quand j’ai envie de fumer, j’y arrive. Peu importe comment. Après le curetage j’ai même demandé une cigarette à infirmière et j’ai descendu fumer, la nuit, seule, en bas, perfusion sous la main et manteau par-dessous les vêtements de l’hôpital. J’aime fumer. C’est horrible. Mais, quand je veux, j’arrive à arrêter aussi. Je pense que c’est une dépendance surtout psychologique. Poussée par la solitude et les moments de rage. Du coup je fume encore, entre 5 à 10 cigarettes par jour, ultra slim menthol je-ne-sais-pas-quoi. Mais je fume. Et Mon Monsieur, que déteste que je le fasse, n’imagine même pas que je fume encore autant…

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Mais, il y a du nouveau. Vendredi j’ai mon tout premier rendez-vous avec la psychologue du centre PMA le matin et, l’après-midi, nous voyons notre gynéco pour lancer le TEC 3 (nous avons encore 2 blastos congelés de la FIV 1). Règles prévus le 30 décembre.

Être maman, être enceinte, avoir un bébé, avoir un enfant, ce TOUT ce que je veux dans ma vie. Vraiment. Et je pense qu’avoir cette sensation que rien d’autre ne me rendra heureuse est un problème. Mais là, en train d’écrire ce post, je me demande : est-ce que je suis vraiment prête avec toutes ces angoisses? Après presque 3 ans d’essais, est-ce que mon état d’esprit est le meilleur ?

Merci de votre soutien,

Beijinhos ❤

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Il y a un an…

…. je faisais ma toute première piqûre.

Cette nuit où, seule, je suis partie à l’hôpital juste pour que quelqu’un me le fasse…

Seule. Comme tout autant de fois dans ce parcours.

Ça semble si loin déjà. Autant d’obstacles et de défis. Autant de « positif »et de « négative ». Quel année…

Merci à vous d’être là.

Beijinhos ❤

 

 

« Fière d’être ta Maman », quoi?

Je suis assez active sur Instagram. J’ai un compte perso depuis des années, c’est encore de loin mon réseau social préféré. Sur ce compte j’ai quelques centaines de personnes que je connais personnellement (ou que j’ai connues même que pour une fois), et quelques people aussi, j’avoue. Autant vous dire que c’est le défilé de bébés et de femmes enceintes., des baby showers, de photos des petites mains et petits pieds…

Au bout de presque 3 ans d’essais, et quelques échecs, ce parcours devient de plus en plus difficile. Ce qu’était une envie de bébé est devenu un manque incontournable dans ma vie.

Je me sens de plus en plus loin de mes copines et connaissances, à part 2 ou 3 que sont légèrement au courant de notre parcours (avec ses Remarques-A-La-Con mais sans me blesser pour autant…). Le pire ce sont des connaissances, anciens collègues ou anciennes amies. Parce on voit le temps passer. Mais le nôtre s’est arrêté.

Et encore pire c’est de se rendre compte que PERSONNE n’a une idée de ce que c’est l’infertilité. Personne n’imagine qu’est-ce que c’est de devoir se battre pour avoir un bébé. Se battre pour quelque chose que devrait être naturel et simple comme une nuit sous la couette. La PMA, ce parcours long et douloureux a plusieurs niveaux que nous tire vers le bas, toujours vers le bas, vers la solitude.

Et là je me rends compte que je m’éloigne. Soit je ne veux pas parler avec telle ou telle personne, surtout parce que je sais qu’elles n’allaient pas comprendre, soit parce que même celles que savent, au fond, ne savent rien de tout.

Mon Instagram est une défilé de ventres ronds et de bébés avec des photos adorables. C’est juste. J’ai qu’a ne plus suivre ou passer mon doigt. Mais après il y a des phrases qui blessent plus que d’autres.

« Je suis fière d’être ta Maman » sur la description d’une photo toute en rose, et attention on parle d’un bébé d’un an, pas d’un enfant extra prodigieux… Et, bien sur, grossesse réussie tout juste quelques mois après le mariage…

Mais, attends, tu es fière de quoi? Tu as fait quoi pour être maman? Fière de ton bébé mais de quoi exactement? De son caractère qu’est en train de se construire? De son corps parfait (merci la nature, quoi), de ses beaux yeux? Qu’est que tu as fait pour que cela soit réel? Qu’est que ton bébé a de si extraordinaire pour que tu soies fière de lui?

Si jamais les gens savaient.

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(Je suis sur le point de faire ce genre de choses…)
Illustration de Audrey Malfione dans le livre « Le Guide des Couples Infertiles » de Audrey Leblanc.

Désolée, je suis un peu énervée aujourd’hui 😞

Bisous les filles

Arrêtez. On se prépare avant d’avancer

C’est comme si quelqu’un avait lu mon dernier post.

Vendredi dernier RDV au centre PMA pour analyser l’échec du TEC 2 en septembre (positif biochimique) et préparer la suite.

Dans ma tête, convaincue que l’échec est directement lié à mon endomètre qu’a du mal à pousser comme auparavant (9mm en janvier vs 6mm en septembre, deux curetages après), j‘imaginais un nouveau protocole de suite avec quelques petits modifications pour aider l’endomètre…

Et bah, non.

Nous arrivons au centre et : surprise ! « Docteur Faith (que je n’aime pas vraiment en tout cas) n’est pas la aujourd’hui, la consultation se fera avec son substitut. Je râle, car j’ai pris une journée de vacances, Mon Monsieur a modifié ses déplacements, et de suite j’imagine que le substitut ne pourra rien décider…

Bref. En plus, « Le Substitut » vient nous voir pour annuler la consultation car, comme il prend des dossiers qu’il ne connait pas, il n’aura pas le temps de nous voir… Je râle. Il demande à sa stagiaire d’analyser le dossier avant la consultation avec lui.

La petite, super gentille, fais son mieux. Raté… Elle est presque prête à nous donner le protocole juste avec des patchs au lieu du Provames tellement elle se guidée par mes explications sans rien maîtriser du dossier…

« Le Substitut » arrive et en 5 minutes il change la tonne.

« Madame, arrêtez. Nous n’allons pas faire un nouvel transfert de suite car, pour moi, il faut comprendre ces deux échecs. Il faut refaire une hystéroscopie pour voir si tout vas bien ou s’il y a quelque chose encore qui bloque le développement de l’endomètre. Après, vous le savez, peut-être il ne poussera pas à plus de 6mm. Moi quand j’étais jeune je courrais plus vite aussi et maintenant c’est plus compliqué… Donc, vous allez faire un bilan complet fausse-couche, caryotype et l’hystéroscopie aussi ».

« Écoutez, le but ici ce n’est pas de voir si ça marche. Vous avez deux embryons et nous allons faire le transfert en écartant toutes les hypothèses d’échec. »

« Vous fumez encore. Madame, aux Etats Unis vous ne seriez même pas prise en charge… Arrêtez cella. Buvez beaucoup d’eau, faites du sport… »

« Acupuncture ? Ostéopathie ? Bon, moi je vais les voir pour mon dos, vous savez… Après ça vous fera pas de mal, faites ce que vous voulez, mais bon »

J’étais presque émue juste de l’entendre parler avec nous comme ça. Tellement réelle, tellement proche, tellement décontracté, tellement direct.

Du coup un super ordonnance pour la prise de sang, caryotype et hystéroscopie (ma troisième, yupi!)
Quelqu’un connait ? Ça concerne quoi exactement ?

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Au final, nous sortons du centre PMA soulagés et même contents. Avoir rencontrer « Le Substitut » semble avoir était un non-coïncidence. Comme que pour nous amener vers le bon chemin.

Beijinhos ❤

 

Un pas en avant, deux pas en arrière

L’émission « Ça Commence Aujourd’hui », présenté par l’adorable Faustine Bollaert sur France 2, se dédie parfois aux sujets liés à l’infertilité. L’émission du 25 septembre (que malheureusement n’est plus en replay) avait comme sujet « Selon les médecins elles ne pouvaient pas avoir d’enfants ». Trois femmes, trois histoires.

Il y un moment que j’ai retenu, suite au témoignage de la fille qu’a réussie à avoir un enfant après 4 FIV, car elle racontait cette sensation de faire un pas devant à chaque tentative mais deux pas en arrière à chaque échec car ils trouvaient toujours quelque chose de plus qu’au début ils ignoraient.

C’est pour ça que découvrir la cause de l’infertilité est essentiel pour le succès de la PMA, et au fil des années d’attente, si le diagnostic n’est pas précis, les traitements ne sont parfois pas vraiment adaptés  (je pense qu’on connait toutes l’histoire de notre chère Simone). Et malheureusement il y a encore beaucoup de cas du genre : « Allez, on tente quelque chose, car il y a une chance que ça marche, et on affine par la suite en cas d’échec. » C’est épuisant.

Alors, même si je faisais absolue confiance à l’équipe du mon centre PMA, pour mon deuxième TEC j’ai eu la même sensation : un pas devant, deux pas derrière. Faute au choix des médecins.

D’abord, le problème d’avoir fait deux curetages en avril 2018 dans l’hôpital près de chez moi (et pas avec l’équipe du centre où est notre dossier). Bien sûr, mon gynécologue habituel sait que nous sommes en PMA et que c’était une grossesse FIV mais, ça s’est mal passé au niveau de l’organisation, le curetage était mal fait et 10 jours après j’ai dû en refaire…

Autant dire que quand je suis revenue au centre avec le compte rendu de tout ça, mon gynéco PMA n’était pas vraiment content et m’a demandé de suite de refaire une hystéroscopie avec lui…

Le compte rendu de cette hystéroscopie, en mai 2018, affichait clairement : « Endomètre hypotrophique », un problème que je n’avais pas avant, mais il n’a rien fait par rapport à ça en me disant uniquement de laisser passer quelques cycles…

Pendant le protocole pour le TEC en septembre, voilà, endomètre toujours hypotrophique.  Ils ont bloqué mon cycle à fond, pour le laisser pousser, et au final ça n’a pas évolué au-delà de 6mm. « Vous savez Madame, il a une très belle forme, et des fois ça marche… Nous allons faire le transfert quand même».

Bien sûr, avec l’anxiété et les émotions on n’arrive pas forcément à dire non là quand il faut. Même si on a le droit de le faire. Je savais que ça n’allait pas marcher. Je le sentais en tout cas. Mais je n’ai pas dit non.

Ils ont voulu avancer avec le TEC même en sachant que mon endomètre n’était pas au niveau optimal (en conséquence de la fausse couche et non d’un problème de base de mon cycle). Au lieu de résoudre ce problème de l’endomètre, ils ont voulu « essayer »… Alors qu’en PMA « essayer » c’est dur.

« Essayer » nous a coûté un si précieux blasto J5.

Si notre premier TEC s’est traduit par une grossesse réelle et un bébé vivant jusqu’à 11 SA. Là je n’ai eu qu’un positif biochimique. Rien alors. Et si en novembre on avait 4 blastos, maintenant on n’en a que 2.

Car un pas en avant, deux pas en arrière.
Et j’ai de plus en plus peur.

Beijinhos ❤

Ce putain de berceau

Depuis quelques jours j’ai cette image d’un tout petit berceau dans notre chambre, à côté de moi. Doux, blanc, pur.

Je ne suis pas le genre de personne à pleurer en continu, à garder des dates fictifs, ou genre à m’appeler de «mamange» éternellement à cause d’un bébé qu’est parti.

Je ne pensais pas l’être en tout cas. Et j’avoue que jusqu’à cette semaine je ne comprenais pas vraiment ce besoin de certaines femmes de se rappeler de cette douleur si particulière qu’est de perdre en bébé qui grandit en elle.

Mais depuis quelques jours cette image ne m’abandonne pas. Cette musique berceuse de fond, un rayon de soleil qui perce les rideaux et un bébé qui joue avec ses mains en silence dans un berceau de mon côté du lit.

Il devrait être là. Notre bébé de janvier devrait être là, avec nous, dans mes bras depuis peu. Je devrais être épuisée, sans dormir, en train d’allaiter, sans distinguer le jour de la nuit, stressée et légèrement dépressive mais heureuse d’être totalement submergé par cet amour.

Mais il n’est pas là. Le petit cœur que clignotait avec 5 semaines de vie à peine n’est pas là. On s’est projeté. On a cru. On a réfléchi à l’organisation de nos vacances, de ma licence maternité… On comptait la vie en semaines. Date prévue d’accouchement -10 octobre 2018.

Mais à 9 semaines de vie (11SA) le petit cœur ne clignotait plus et le mien s’est cassé comme jamais auparavant. C’était vraiment la dernière ligne droite de cette course à obstacles qu’est la PMA. Il ne manquait que quelques jours pour la victoire. Deux petites semaines pour passer le cap du 1er trimestre. Mais la nature a décidé autrement. Et notre vie n’a pas changé.

Le pire c’est de savoir que, au lieu d’être submergés d’amour, nous sommes à nouveau sur le même point qu’est novembre 2017. Même pas, à cette époque j’avais 4 blastos. Maintenant je n’en ai que 2.

Qu’il est beau le berceau de mon imagination.

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Merci de votre soutien,
Beijinhos ❤

FIV1 #39 TEC2 #11 – The End

Et voilà. Petit recap de notre deuxième TEC suite à notre FIV 1 de novembre 2017.

29.08.2018 – J1 du cycle
Endomètre qu’a du mal à pousser pour la première fois

24.09.2018 – Transfert d’un blasto (endomètre seulement à 6mm)

04.10.2018 – Taux à 36Ui
06.10.2018 – Taux à 8Ui (arrêt des traitements, Progiron, Provames, Progestan etc…)

10.10.2018 – J1 – nouveau cycle
11.10.2018 – Taux <2Ui